07/04/2017

Un chez soi, c'est bien ! Pouvoir aller et venir c'est mieux !

 

Mon ancien logement était situé dans la ville de Brignais.

Un premier étage avec ascenseur malheureusement souvent en panne, ce qui m'empêchait de sortir régulièrement. Les agents de la maintenance de l'ascenseur ne se déplaçaient que lorsqu'une personne se trouvait à l'intérieur de celui-ci.

Contrainte et forcée, à subir l'enfermement en plus du handicap….

Le pire se produit lors d'un long pont du 14 juillet de cinq jours. Je téléphone à la maintenance qui me rétorque qu'aucune intervention ne sera possible. Je suis désemparée et commence à passer maintes coups de téléphone : urgence des pompiers, qui m'oriente sur l'astreinte de la préfecture pour voir ce qui peut être envisageable.

Le lendemain, je recommence à appeler en obtenant toujours les mêmes réponses négatives. Je m 'énerve et me révolte. Je sors le fauteuil manuel de l'appartement puis le lance dans les escaliers puis je laisse mon électrique sur le palier. Je descends à pied avec beaucoup de mal et de souffrance en faisant de nombreuses poses.

Je me retrouve confrontée à des obstacles : des portes lourdes, fermées,,,mon fauteuil de 18kgs couché. exténuée, je tente de descendre de diverses manières.

Une fois arrivée en bas, épuisée, je demande de l'aide à des personnes pour pousser mon fauteuil.

Je commence à respirer et à goûter à la liberté. Je demande encore de l'aide pour me déplacer et profiter du soleil (vu que l'on a voulu m'en priver ).

J'appelle FR3 plusieurs fois afin de témoigner de mes aventures… dont ils ne semblent pas concernés. Me sentant pas capable de remonter seule, je demande au vigile d'un magasin de téléphoner aux pompiers, sachant pertinemment que j'allais me faire sermonner.

Les pompiers me rappellent gentiment que je devais rester chez moi. Je rejette donc toute autre aide .

Je commence à partir seule, mais le vigile insiste pour m'aider. Il m'accompagne et monte mon fauteuil, en faisant attention que je ne tombe pas. J'arrive en haut, mes jambes faibles et tremblantes. Le vigile m'aide à me transférer. Il rentre mon manuel dans l'appartement.

A peine le temps de rentrer chez moi, j'entends la sirène des pompiers. Je comprends qu'ils viennent pour moi...Mais pour quelle raison ? Je leur fais part de ma colère puis ils me demandent de les écouter.

Ils me demandent si j'ai des ambulanciers habituels. Je leur réponds que oui mais je n'en vois pas l'intérêt car au-delà de ma colère je vais bien .

Ils m'expliquent qu'en période de pont, exceptionnellement les ambulanciers nous accompagnent pour les déplacements, courses . Ils se chargent d'appeler mes ambulanciers pour m'accompagner le lendemain.

J'ai obtenu cet arrangement dans la précipitation, mais j'espérais des aménagements, des changements plus concerts, plus durables…

J'ai résolu cette contrainte d'ascenseur en obtenant difficilement un appartement en rez-de-jardin.

Cela grâce à un dossier fourni et une perspicacité de mon accompagnante sociale de l'APF.

 

Fabienne.

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